Que fait-on à Saint-Moritz quand on ne randonne pas?

En une petite semaine, on a pu s’offrir trois belles balades: Muottas Muragl le lundi, le Morteratsch en milieu de semaine et Corviglia deux jours plus tard. En plus de tout ça, on avait le choix énorme d’activités sportives et récréatives et, tout comme pour les promenades, on a fini sur un mixte de choses qu’on avait déjà faites et des nouveautés. On reste surtout fans de notre point de départ, le « Randolins Familienresort » qui s’est encore une fois avéré parfait pour notre troupe.

Un mardi qui ravit

Après la grimpette salée à Muottas Muragl, un jour de semi-repos nous semblait une bonne idée. Notre souhait initial était d’aller gonfler nos pectoraux en faisant de la rame sur le lac de Saint Moritz, mais un groupe avait réservé toutes les barques du club de voile local. Il y a trois ans, la combinaison barque et SUP à Sils nous avait déjà bien plue, et on voulait tenter le coup sur un autre lac. A défaut de barques il ne restait que des voiliers, et comme ce n’est pas vraiment notre truc (mais qui sait, un jour), on s’est rabattus sur un autre bon plan d’il y 3 ans – le sentier pieds nus de Celerina. Un très bon exercice pour gérer les sensibilités, chacun à sa façon. Aperçu dans le désordre du vécu de nos 3 champions (nous on a été exemplaires, par définition). L’un a un peu mal à la plante des pieds, tout le temps mais gère sans se plaindre. L’autre n’a jamais mal, recherche les difficultés mais finit en pleurs, terrassé par un chardon jaloux de tant d’entrain. Le dernier fait le malin sur la première moitié du trajet, et le chagrin sur la deuxième moitié (qui du coup a semblé bien plus longue).

Et oui, la rivière en altitude, ça caille!
Le paysage n’est quand même pas dégueu du tout. Vive les vallées!
Petit pique nique ensuite, le lieu semblait idyllique mais une attaque de fourmis nous a un peu déstabilisés.
Mais ça en jetait quand même!

Après le sentier pieds nus et le pique nique fourmillant, on est allés se faire plaisir dans le belle piscine municipale de Saint-Moritz, Ovaverva. On connaissait déjà, mais ça n’a pas diminué le plaisir. Courses de tobogans, nage en intérieur et en extérieur dans une eau à température parfaite, petit moment jacuzzi avec vue sur les montagnes. A nouveau, la combi gagnante. Comme à plusieurs reprises ces vacances, j’ai volontairement délaissé l’appareil photo pour être vraiment dans le moment. On sort quand même d’une année dingue et profiter pleinement du simple fait d’être en famille, de graver ces moments au fond de notre adn émotionnel, ça compte encore plus qu’avant. Et ça a marché, rien qu’en fermant les yeux, je suis à nouveau dans la piscine avec Noam qui rigole dans mes bras parce que les bulles le chatouillent.

Un jeudi qui décoiffe

Place ensuite à la nouveauté: on est partis découvrir l’accrobranche de Pontresina. On l’avait repéré la veille en revenant du Morteratsch (après avoir chipoté un peu car selon google maps l’accès se faisait depuis un rond point bien réservé aux voitures et sans possibilité d’arrêt) et les enfants sont tombés d’accord en moins de temps qu’il ne faut pour le dire: on y va – étoiles dans les yeux en prime. Ce n’est pas leur premier parcours d’accrobranche, mais c’était sans doute le plus challengeant jusqu’à présent. De mon côté, j’ai emmené Noam sur deux parcours réservés à son âge, pendant qu’Aart escortait Loïc et Arthur dans des aventures un peu plus folles. Tellement folles qu’Arthur s’est quand même retrouvé pendu au milieu d’un câble au-dessus d’une rivière déchaînée et qu’il a fallu une bonne dose de sang-froid à Aart et Loïc pour le ramener vers la rive – sans compter le courage qu’il lui a fallu à lui pour rester concentré et finir par réussir à attraper le baluchon qu’on lui tendait pour le remorquer à bon port. Parfois, le fait de peser 21 kilos n’est pas un avantage – on s’en souviendra. Pour autant qu’on ne soit pas pendu à un fil au-dessus, la rivière reste quand même tentante: on a vu des groupes partir en raft dessus, je pense qu’on va nous réclamer cette activité si on retourne là-bas dans quelques années!

Noam n’a pas peur de grand chose et il s’est éclaté!
La traversée d’Arthur avait pourtant bien commencé mais il a manqué 10 cm et de l’expérience à Aart pour l’attraper du premier coup. Je n’ai pas pu filmer la suite, toute pétrifiée que j’étais en voyant mon bébé pendu là, sachant qu’ensuite il devrait encore faire le parcours retour (qui heureusement s’est bien passé).
Loïc est reparti à l’assaut d’une autre tyrolienne, en tentant quelques figures acrobatiques.
Il n’y avait pas que des tyroliennes, mais aussi des bouts de parcours bien haut et bien techniques. Ces enfants m’épatent, et leur père est pas mal non plus 😉

On est quand même restés plus de trois heures sur place, et c’est donc légèrement affamés qu’on a choisi d’aller souffler un peu au bord du lac de Saint-Moritz. Revigorés par un bon petit plat, je me suis ensuite lancée dans une promenade autour du lac avec Arthur et Noam pendant qu’Aart et Loïc faisait une pause dans un petit festival local avant d’aller brancher la voiture pour une recharge rapide. Le tour du lac – qu’on n’avait pas fait il y a 3 ans – était vraiment beau puisqu’on reconnaissait pas mal d’éléments du paysage, qu’on a pu jouer à nommer la forme des nuages et qu’on a fini en marche rapide parce qu’on voyait les nuages noirs se pointer et qu’on n’avait pas envie de finir douchés.

Noam a toujours une histoire à raconter, toujours sur le thème du petit Jésus et du dragon de la Liège (que le premier a vaincu avec des techniques pas très catholiques).
Le vent soufflait pas mal, ce qui est très naturellement illustré par mes deux figurants.
On rigole quand même bien avec ces singes.
Retour au Randolins. Repos est un mot que Loïc ne connaît pas (encore).
Sa passion du voyage – il nous épate (en observateurs objectifs).
Sa passion du moment à lui. Il connaît les cartes par coeur, sa mémoire nous fait presque peur.