Voir fondre le Morteratsch

Au programme du jour, promenade sportive et éducative: remonter le sentier qui mène au pied du glacier du Morteratsch et voir presque littéralement progresser la fonte des glaces. On démarre là où se trouvait le glacier en 1878 et puis on marche un petit et pourtant très symbolique 3 km – alternance de montée et de faux plat, ça pulse un peu sur le premier tiers et puis c’est plutôt à l’aise. Mais surtout, ça papote tout le long. Entre Aart qui raconte ses souvenirs d’enfance, à 7 ans le long du même sentier, et les « pourquoi » qui fusent de tous côtés. Au-delà de la distance en km, il y a aussi l’impressionnante vision de la hauteur qu’avait le glacier – les roches nues qui nous crient: « vous voyez ce que vous avez fait?! » Certes, on se promène « seulement » à une altitude enter 1890 et 2030 mètres, ce qui est bas pour le « pied » d’un glacier mais ça n’en reste pas moins impressionnant et didactique, même dramatique.

Pour le retour, on a marché une bonne moitié du chemin avant de faire un arrêt pique-nique en contre-bas du sentier. Et pour ne pas finir sur un trop peu de sensations, on s’est farcis encore une montée bien rêche vers Chünetta avant de redescendre par un sentier pas piqué des vers non plus (à notre niveau, on se comprend).

Apparemment, on a fait la promenade à l’envers – mais au moins on ne s’est pas vraiment trompés cette fois. Le plus beau point de vue, seuls les 2 gingers les plus téméraires l’ont vu, une troupe de 3 ayant choisi de déjà aller repérer la suite de la descente et d’épargner à la semelle de leurs chaussures une grimpette qui semblait éprouvante pour elles.

La bande est revenue de meilleure humeur que ce qui était le cas au départ. Un des membres à quand même tenu sur un bon 45 min de pleurnichage, on saluera la persistance. Et on a eu droit à une photo de famille en prime, ce qui ne gâche rien à la belle journée qu’on a passée encore une fois!

Pour changer, on commence par les photos, la vidéo en 1 minute est en fin d’article.

On déprime déjà à l’idée de ce que la distance qu’on va parcourir signifie pour notre climat.
A l’arrivée, le paysage est lunaire. Le glacier est vraiment loin.
L’enfant qui aime la montagne, vraiment.
Celui qui a le look assorti à sa motivation.
Monsieur courage.
Monsieur trop fier de revenir sur les traces d’une promenade qui a marqué son enfance.
Moi si j’avais les cheveux noirs et les bras jaunes.
Le point culminant à la vue imprenable
Si un.e producteur.trice qui veut faire un remake de Heidi nous lit, j’ai des figurants à prêter.
On a donc vraiment un peu ramé dans la descente mais c’est ça qui leur a plu le plus, of course.

Et en une minute, ça donne ceci.