parc Valentino, MAUTO et shopping: Turin, 12 points!

la journée a été à l’image d’un parcours en montagne, avec des hauts et des bas. Un peu trop chaud parfois, un peu de faim, un peu de fatigue et les émotions un peu mélangées, ça arrive aux meilleurs. On a fini la journée en « cabane », notre façon à nous de remettre de l’ordre dans tout ça et de partir dormir avec le sourire. Parce que Turin, c’est décidé, on aime et on en reprendra dès demain.

activités

  • pti dej à la casa, trainage en pyjama
  • marche vers l’arrêt du bus 18
  • observation des salons de coiffure (Arthur et Loïc veulent absolument se faire décorer la tête par un coupe-tifs local)
  • trajet en bus 18 vers le musée de l’automobile avec changement de cap à mi-parcours (explication dans le texte)
  • parc Valentino et Borgo Medievale
  • trajet en bus T88 (environ, faisait choooooo)
  • MAUTO
  • retour en bus 18
  • jus et café sur une petite place
  • shopping pour Loïc, Arthur et moi
  • repas à la casa, préparé par Aart et Noam

on est arrivés hier et pourtant, on se sent déjà tout à fait à l’aise dans cette ville aux longues rues (premier truc qui me vient, j’assume). Autant la Thaïlande, la Malaisie et la Suisse peuvent nous donner une légère sensation de dépaysement, autant ici, on se sent comme à Bruxelles, Paris ou Méjannes-le-Clap: à la maison, quoi. Parce qu’il n’y a rien à faire, le Ginger est un citadin et son cerveau s’y sent bien. Tellement bien qu’il se permet de lâcher du lest, et en moins de temps qu’il ne faut pour laisser fondre une glace sous 33 degrés, de petites tensions logiquement accumulées pendant un voyage montent à la surface comme une bulle dans un verre de San Pelegrino. Heureusement, les bulles font pop et le verre est vite bu, c’est l’avantage d’avoir chaud et soif. Mais je m’égare.

T U R I N.

la liste des choses qu’on a envie de voir est longue et on sait qu’on n’en fera pas le tour. On a donc décidé de commencer par l’inévitable musée de l’automobile, aka musée FIAT, qu’ils appellent MAUTO ici (pas fan du nom, mais on s’en tape). Notre décision était tellement décidée que c’est seulement bien en chemin, vers 11h du matin, que j’ai réalisé que le musée n’ouvrait ses portes qu’à 14h. Et pour cause, on est mardi et pas mercredi. Heureusement, l’illumination calendrière m’est venue à hauteur du parc Valentino qui, coup de bol, était également sur notre liste. C’est un grand bout de verdure très bien agencé qui, pour ne rien gâcher, se trouve le long du Po et offre donc des points de vue bien sympathiques.

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mignons comme tout, l’entrée du parc, et les trams carrément vintage
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au lieu d’en avoir un, j’en ai deux maintenant qui se prennent pour des chèvres
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et ils insistent
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au moins deux qui restent au sol, j’apprécie (et je savoure tant que ça dure)

après tout ça, on a poussé une pointe jusqu’au Borgo Medievale dans le fond du parc, côté fleuve. A l’entrée, une petite fontaine permet de se rafraîchir (surtout les pieds parce que ça déborde, vive les visites de ville en Teva…). Le reste de l’endroit est bien au frais aussi et même si on n’a pas fait la visite guidée du château lui-même, on a apprécié l’endroit.

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l’entrée du Burgo (je ne sais pas si j’ai vraiment photographié de travers où si c’est un effet d’optique)
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passage du pont levis, la fontaine est juste après à droite (c’est pas du teasing à deux balles, j’avais juste les mains mouillées après donc j’ai pas pris de photos, logique)
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un peu de fraîcheur et endroit idéal donc pour manger quelques miettes sur le pouce (le changement de plan a un peu désorganisé notre stratégie pique-nique)

en sortant du parc, Google Maps a failli bien nous avoir en renseignant un nom d’arrêt de bus inconnu par le chauffeur. Celui-ci a donc hésité entre nous remballer fissa fissa ou nous secourir, retenant finalement l’option aide à Gingers en détresse. Il ne croyait pas si bien faire car comme son bus pratiquait d’autres tarifs que les bus « normaux », on n’avait pas de tickets sur nous et, fidèles à nos habitudes, on n’avait quasi plus de cash. Aart a donc réussi à gratter 30 centimes auprès d’un passager qui ne s’est pas encore fait coacher pour apprendre à dire non et a abusé de son regard de chien battu pour obtenir les tickets sans les 50 centimes qui nous manquaient encore.

mais tout ça n’a pas été pour rien. Pour les vrais fans de voitures, passez votre chemin sur ce blog et allez visiter le musée, vous serez moins déçus. Mais pour ceux et celles qui comme moi s’intéressent à l’architecture et à la muséographie, voici quelques éléments d’ambiance.

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arrivée au musée, le ton est donné
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une voiture électrique qui roulait déjà à 100 km, visionnaire
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les couleurs, la mise en scène, l’ambiance sont géniales (et ça fout un peu la honte pour notre musée bruxellois!)
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ils ont même pensé à mettre des femmes dans un endroit machiste par définition, chapeau
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l’ancêtre du siège auto, ça fait un peu panier de basket, vous ne trouvez pas?
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petit moment écologique, avec rappel que les voitures finissent en carcasse

il y avait aussi plein de chouettes choses à voir pour les petits et grands fans de vroum vroum, avec des mentions d’années de construction, vitesses maximales et puissances de moteur. Une place de choix aussi pour la formule 1 et ses pilotes, ainsi que pour le design si cher aux italiens (ces petits comiques vont même jusqu’à cacher une Porsche derrière un pilier, en « oubliant » de mettre un panneau explicatif devant, comme pour toutes les autres voitures).

on a passé deux heures et demi dans les lieux, sans traîner ni se presser. Vraiment à conseiller avec des enfants, Loïc et Arthur en ont pris plein la vue et Noam a fait sa meilleure sieste des vacances.

le retour vers la ville en bus s’est déroulé calmement, sans embouteillages et sans claxons, ceux qui cherchaient d’autres clichés italiens en ces lignes en sont pour leurs frais.

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ça donne quand même chaud tout ça, un petit jus de pomme n’était pas du luxe
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les Gingers dans le désordre, juste avant la lecture collective des pages sportives du journal

en profitant à fond de mon petit lungo de fin d’après-midi, j’ai essayé de mettre sur pied un plan relax: les garçons à l’appartement et moi, dans les magasins. Sauf que l’achat prioritaire était une nouvelle casquette pour Loïc et Arthur (promis depuis la Suisse) et qu’ils ne me font plus confiance pour choisir à leur place. Ma première virée shopping des vacances s’est donc faite en compagnie de mes deux aînés, et c’était finalement bien sympa aussi. Ca fait un stéréotype de genre en moins à combattre, c’est ça de pris.


chiffres pertinents mais parfois approximatifs:

  • Noam, 25 mois
  • Arthur, 4,9 ans (5 ans dans 41 jours)
  • Loïc, 6,5 ans 
  • Aart, 32,7 ans
  • Charline, 39,4 ans