lac de Sils, lac de Côme et nous voilà à Turin

on a eu du mal à dire au revoir à la Suisse mais on dirait qu’on n’a pas perdu au change. Seulement 300 km de route mais pourtant un monde de différence, j’imagine que je ne vous fais pas un dessin? On n’a en tout cas pas failli à notre réputation: avaler les kilomètres, c’est pas notre truc. Pour faire 300 km, on s’est pris la journée et c’est très bien comme ça.

trajet et activités

  • promenade en barque et SUP sur le lac de Sils
  • Sils – Varenna: 86 km, 2h de route (qui tourne en partie)
  •  petit repas au bord du lac de Côme et baignade
  • Varenna – Turin: 208 km, 2h40 de route et un peu de chipot pour trouver l’appartement (et 16,80 de péage entre Milan et Turin)

la journée a démarré lentement: faire les bagages (non sans fierté vu le volume raisonnable et facile à caser dans le coffre), savourer encore longuement notre vue magnifique sur le Corvatsch, regarder les garçons jouer au foot, récupérer le frisbee sur le toit, retrouver la petite balle bleue qu’on croyait perdue à jamais.

face au désarroi d’Arthur (« pourquoi on marche tout le temps? », les bras levés au ciel), on a finalement choisi de tenter à nouveau l’activité nautique à laquelle on avait renoncé quand il s’est mis à pleuvoir sur le lac de Sils. Promenade en barque avec Aart à la rame pour les garçons et découverte du SUP (« stand up paddle ») pour moi – j’en rêvais depuis notre arrivée en Suisse.

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les matelots prêts à découvrir le monde
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accoster sur une île et puis s’y mettre tous ensemble pour pousser la barque à l’eau
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dans le genre « même pas peur », je trouve que ça le fait

le SUP c’est surprenant. Le loueur voulait me refiler un gilet de sauvetage mais j’ai refusé. Ca m’obligeait à assumer et à ne me prendre ni la gène, ni l’eau glacée. Après quelques minutes hésitantes et chancelantes, j’ai fini par trouver mon équilibre et je suis partie à l’aventure. J’ai été étonnée de ressentir un peu de peur, alors que je ne voyais objectivement pas de vrai risque. Ca m’a rappelé de me centrer sur ma respiration et ensuite de jouer sur les sensations. Pagayer et puis se laisser aller. Sentir le moindre remous, le moindre souffle de vent. Répondre aux acclamations de mes poussins sans perdre l’équilibre.

après tout ça, on était prêts à partir. Tellement prêts qu’on s’est un peu précipités et que c’est dans les lacets de la descente en épingles à cheveux bien raides qu’Aart s’est souvenu que son sac à dos était resté sur le parking du lac de Sils. Ca ne nous a fait que 25 min de trajet en plus, relativisons.

pour le pique-nique, on a vraiment innové: on l’a joué pique-nique roulant. Un petit stop dans le charmant village de Soglio pour compléter notre stock de victuailles, et j’ai pu assembler et répartir de quoi permettre à chacun de tenir le coup jusqu’au lac de Côme. Sans trop salir la voiture, c’est l’exploit principal même si j’ai failli perdre une assiette quand je l’ai sortie par la fenêtre pour secouer les miettes.

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« Comme vous nagez bien, chef? » (j’ai hésité à la faire, mais bon, je ne risque pas grand chose)
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du plus petit au plus grand, tous mignons

après un vrai lunch tardif (il était déjà plus de 15h), on n’a pas résisté à l’appel du lac. Arthur n’est d’ailleurs pas d’accord d’appeler ça un lac, il trouve que c’est grand comme la mer et pas moyen de lui en faire démordre. Que ceux qui ont déjà réussi à faire changer Arthur d’avis pendant une négociation se signalent pour me donner la recette, un jour ça pourrait quand même servir.

un peu avant 17h, on a séché et emballé tout le monde et on a mis le cap sur la capitale du Piémont. La première partie de la route était sportive, avec une enfilade de travaux et de Fiat peu fiables dans leurs dépassements. On en bénirait presque le tronçon à péage entre Milan et Turin qui était vide, large et impeccable.

dans Turin, on a développé notre empathie avec les touristes qui à Bruxelles se retrouvent en voiture sur le piétonnier avec un air ébahi puisqu’on s’est retrouvés avec ce même air sur la via Roma. On n’a finalement pas réussi à s’approcher vraiment de l’appartement réservé sur Airbnb mais on a fait de notre mieux. Ce qui est sûr, c’est que la ville a l’air magnifique et que le centre laisse vraiment de la place aux piétons.

pour achever notre passage à l’heure italienne, c’est vers 21h seulement qu’on a emmené la troupe se dégourdir les jambes et manger un bout. Il faisait chaud mais supportable, et tout ressemblait à l’Italie. On va être bien ici, d’une autre façon qu’en Suisse, ça c’est sûr.

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« Moi aussi touyir avet Aturrr! »
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« Mais c’est quoi c’est gens qui papotent en chantant? »
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Joyeux 6 ans et demi, Loïc!

chiffres pertinents mais parfois approximatifs:

  • Noam, 25 mois
  • Arthur, 4,9 ans
  • Loïc, 6,5 ans (on y est!)
  • Aart, 32,7 ans
  • Charline, 39,4 ans