du Walensee à Saint-Moritz

les regrets, c’est pas notre truc. Mais c’est quand même avec un petit pincement au coeur qu’on a quitté la région du Walensee. J’étais à peine ironique en parlant de « perle des Alpes » et c’était surtout ma façon de vous dire: si la Suisse est une option pour vous, tentez cette région où on était les seuls Belges à l’horizon. On a eu un bol de fou avec LA météo parfaite alors que Bruxelles et la Belgique cuisent à petit feu, ça aide. Et puis on a profité jusqu’au dernier moment!

activités et trajet du jour:

  • Cliimber à Prodalp (départ en télécabine de Tannenheim, Flumserberg)
  • pique-nique à Tannenheim
  • Tannenheim – Saint-Moritz (par Thusis et le Julierpass): 128 km, 2h de route

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malgré les activités quotidiennes, on a finalement un rythme assez cool, puisqu’on se partage entre le tempo de nos trois poussins. Ce matin, j’ai tenu compagnie à Noam, pendant que ses frères s’amusaient à l’étage inférieur du Cliimber, une tour d’accrobranche sans branches assez impressionnante.

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après un bon 400m de grimpette en télécabine (je suis devenue accro…), on a débarqué dans la charmante station de Prodalp. C’est propre, ça brille, ça blinque, on est toujours en Suisse. Pendant que Aart emmenait Arthur et Loïc au départ de leur parcours, Noam a fait une inspection minutieuse de la plaine de jeu. Le soleil tapait pas mal et je l’ai donc emmené rapidement à l’ombre de la tour, question de satisfaire aussi ma curiosité.

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ce qui était bien sur ce parcours, c’est qu’ils ont pu le faire à volonté pendant 3 heures. Le tout est hyper bien sécurisé (évidemment) et même les plus jeunes peuvent le faire en toute autonomie. Pour un ou deux passages, il manquait peut-être deux ou trois centimètres à Arthur pour être tout à fait à l’aise, mais comme les adultes peuvent suivre les enfants sur tout le trajet, on pouvait l’aider si nécessaire.

Noam et moi, on en a aussi profité pour aller boire un café (surtout moi), cueillir des fleurs dans l’herbe et se les offrir (dans son cas: les cacher dans mon décolleté), jouer à « toutou » (il continue à dire [t] pour le [k], mais on s’est habitués et on doit faire gaffe à ne pas se mettre à parler comme lui, parce que dans sa tête il dit [k] et donc il ne comprend pas si on l’imite…), bref, c’était génial.

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avant de reprendre la télécabine vers Tannenheim (ils sont en pause de 12h à 13h15, c’était aussi le cas hier), Loïc et Arthur ont pu se délier les muscles avec quelques jumps sur une installation que je n’avais encore jamais vue et dont je n’ai pas réussi à percer le mystère. On voyait que ça leur faisait du bien de se lâcher un peu après les longs moments de concentration. Et en plus, le paysage en arrière-plan n’était pas mal du tout.

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à fond la caisse!
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le contre-jour, c’est offert

grand temps de redescendre après tout ça, les bidons criaient famine et le comportement était donc à la chamaillerie et aux hurlements – c’est prévisible comme une horloge Suisse ces petites choses, heureusement qu’on a l’habitude. Cette fois, on a même trouvé un endroit à la fois joli et ombragé, et on a donc pu sortir notre attirail de pique-niqueurs professionnels. Loïc a encore marqué un point en diplomatie en sortant sans rire: « je trouve que ce pique-nique est vraiment bien organisé ». Merci, merci.

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le trajet vers Saint-Moritz s’est déroulé à la perfection, avec deux dormeurs sur trois sur la majorité du trajet. Le plus impressionnant était le franchissement du Julierpass, à un bon 2300m d’altitude quand même. Vu la pâleur de nos deux aînés une fois arrivés au sommet, on a préféré faire une pause. On n’a juste pas traîné, 17 degrés, faut pas exagérer quand même, on n’était pas tout à fait préparés à ça après les 32 degrés sur le reste du trajet.

nous voilà donc parfaitement installés pour 6 jours de découverte des Grisons. La vue est encore une fois à couper le souffle, le Piz Corvatsch n’y est pas étranger. La pleine de jeu à l’extérieur et la petite salle de jeu pour Noam ont également produit leur effet. On n’a encore aucune idée de ce qu’on fera demain, et c’est très bien comme ça.


chiffres pertinents mais parfois approximatifs:

  • Noam, 25 mois
  • Arthur, 4,8 ans
  • Loïc, 6,4 ans (6,5 dans 5 jours, décomptons ensemble, le nombre est raisonnable)
  • Aart, 32,7 ans
  • Charline, 39,4 ans