un peu de Walensee, beaucoup d’Alpamare

j’ai vécu un instant particulier ce matin, en sentant que je pouvais rester accrochée dans l’espace douillet et illimité entre sommeil et réveil. En ne sentant que la pleine présence de ce moment, exactement ce moment là, je me suis dit: « ça y est, j’ai lâché prise », et je me suis rendormie. Pas pour longtemps et avec les pieds d’un enfants dans le dos. Mais je n’étais pas la pour juger, juste pour sentir qu’on est bien en vacances. Ouf.

activités du jour:

  • avant-midi relax au chalet et le long du Walensee
  • après-midi à Alpamare

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le programme de la matinée était un challenge à sa façon: ne rien faire, profiter. Pour nous donner un petit coup de main, la pluie s’est invitée dans notre vallée. Petites et moyennes averses, mais rien de gênant. Arthur et Loïc ne se sont pas privés de jouer au foot, et n’ont pas ronchonné quand je les ai fait rentrer pour qu’ils se sèchent un peu et jouent une partie d’Uno avec nos amis Patricia et Pius qui nous avaient rejoints entre-temps.

une bonne assiette de pâtes plus tard, il était grand temps de pousser une pointe au bord du lac (à environ 85m de notre porte d’entrée). Le soleil revenu a de suite fait opérer la magie et confirmé notre choix pour ce premier arrêt des vacances. A peine arrivés sur la plage de galets, les deux grands ont enlevé leurs chaussures pour aller sentir la température de l’eau. Noam a fait la même chose, chaussures au pied, c’est plus efficace selon lui. Nous nous sommes assis entre adultes à l’ombre d’un noyer pour papoter, pendant que les 3 enfants jouaient à la fratrie parfaite: observation, entr’aide, encouragements. Si des poissons ont été assommés au passage, on s’en excuse, c’était pour la bonne cause.

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on aurait pu passer la journée entière dans ce paysage féérique, si ce n’est qu’on avait rendez-vous à 14h30 à l’entrée de la plus grande piscine récréative de Suisse, l’Alpamare, avec un autre ami Suisse résidant cette semaine dans sa famille qui habite les environs. Et heureusement qu’il nous a tuyauté, parce que c’est le genre d’endroit qu’on n’aurait pas osé affronter sans cela. Quand je pense « piscine récréative », je pense « germes, bruit et fuyons », et c’est donc dans un grand moment d’égarement que je me suis laissée convaincre.

deuxième preuve du jour – s’il en fallait – que le lâcher prise a du bon. Et la confiance. Et la Suisse. Et la motivation d’Aart à y aller, moi qui le prive si souvent d’attractions fortes avec ma collection de phobies. Ajoutons donc au moments forts de la journée quelques bonnes doses de fierté: pour les enfants, qui ont chacun à leur façon vaincu des peurs, et pour moi, qui me suis défaite d’un vieux traumatisme et qui me suis même carrément lancée dans ce tobogan-ci (vidéo du site web de l’Alpamare, pour nous les smartphones et appareils photos étaient interdits à l’intérieur):

 

on avait acheté le ticket en ligne pour 4h de visite (10% de réduction, on ne rigole pas avec ces choses-là), et on n’a pas regretté du tout. Le truc qui rend le concept particulier, c’est que c’est la pente naturelle du terrain qui est utilisée pour implanter la petite dizaine de rivières sauvages et toboggans. On se farcit donc une belle portion d’escaliers, mais le tout est aéré et agréable. Il y a aussi une incroyable série de piscines et de bains en extérieur, toujours de température agréable et avec des attractions diverses (courant rapide, bain à bulles, piscinette d’eau glacée, bain thermal à l’eau saline iodée chauffé à 36°).  L’après-midi est vraiment passée en coup de vent, et les occassions de serrer fort mes poussins contre moi n’ont pas manqué, je suis même certaine que c’est pour ça que ce genre d’endroits ont été inventés.

la petite demi-heure de route pour rentrer au chalet nous a permis de passer dans un tunnel de 5,8 km de long, à la grande joie de Loïc et Arthur qui tiennent une petite comptabilité de nos « minutes de tunnel » (14 ou 17 selon les comptages pour le moment). Pas de chance pour le comptage en minutes-tunnel, demain, c’est en télécabine qu’on part à l’attaque du Flumserberg. C’est une montagne dont le nom me fait penser à du flan caramel, croisons les doigts pour que ce ne soit pas l’état de mes jambes à la descente de ce petit bidule a l’air d’émoji moqueur, pendu à un minuscule fil et qui cristallise une autre série de phobies de mon répertoire. Je vais encore avoir de quoi être fière demain, c’est la bonne nouvelle.

mais avant ça, encore quelques images de nos moments en bord de Walensee. J’ai déjà dit que j’adorais l’endroit?

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chiffres pertinents mais parfois approximatifs:

  • Noam, 25 mois
  • Arthur, 4,8 ans 
  • Loïc, 6,4 ans (6,5 dans 7jours, décomptons ensemble, le nombre est raisonnable)
  • Aart, 32,7 ans
  • Charline, 39,4 ans