Bangkok sous la pluie

à retenir aujourd’hui? C’est vraiment chouette de refaire un petit tour à Bangkok pour boucler notre voyage. On aborde la ville par un autre quartier et sous un climat un peu différent, puisque la saison des pluies à commencé. C’est dingue de se dire que dans 48 heures, on sera presque de retour en Belgique, alors qu’on vient à peine de commencer ce voyage de ouf.

trajets (de 7h à 15h en Malaisie, 14h en Thaïlande)

  • air bnb – KLIA 2 en taxi (vraiment abordables à KL, surtout qu’un chauffeur de taxi chinois nous a filé des tuyaux pour négocier)
  • Kuala Lumpur – Bangkok (Don Muang) avec Air Asia, et on n’a rien oublié dans l’avion cette fois (mais rien retrouvé non plus)
  • Don Muang – U Sukhumvit* en taxi (de nouveau), Don Muang est moins bien relié à la ville que Suvarnabhumi, mais le taxi officiel est à un tarif abordable, 10 EUR environ pour 5 avec tous les bagages sur une distance de 25 km et avec un péage compris dans le package

visites

  • découverte de Sukhumvit
  • piscine sous la pluie
  • Soi 11 de Sukhumvit pour le repas du soir

notre dernier hôtel du séjour est situé dans le quartier branché de Bangkok, Sukhumvit. Ce sera parfait pour rejoindre l’aéroport en train jeudi matin (snif) et ça nous donne une toute autre approche de la ville, d’autant plus qu’on vient de passer quelques jours dans un quartier présentant des similarités à Kuala Lumpur (Bukit Bintang). On peut donc faire les malins avec nos comparaisons de grands voyageurs à qui on ne la fait pas ou plus.

la première surprise du jour a été la descente turbulente en avion vers Don Muang en plein orage, on a eu droit au parc d’attractions offert par Air Asia, Arthur et Loïc ont adoré et ont contaminé tout l’arrière de l’avion avec leurs rires. Noam était moins fan et voulait descendre, une bonne occasion de le tenir tout contre moi, j’ai adoré tout en ne le montrant pas trop pour ne pas faire celle qui abuse.

en effet, il avait bien plu à Bangkok, la saison des pluies a commencé pile dans les temps (le début officiel se situe après la fête de Songkran, qui a eu lieu ce dimanche, les responsables météorologiques sont ponctuels!). On a loupé le gros orage de 2 heures (la durée normale, l’intensité également), mais on en a bien vu les traces en arrivant à l’hôtel avec 20 cm d’eau à certains endroits de notre Soi 15 (on dit « soy », ça veut dire en gros rue annexe à la rue principale, la numérotation permet plus ou moins de s’y retrouver avec les numéros pairs d’un côté et les impairs de l’autre).

ce qui était chouette pour nous, c’était d’observer certaines « coutumes de pluie » bien différentes de chez nous. Déjà, la grosse majorité des gens fait comme si de rien n’était, et un certain nombre (surtout visible chez les motards) met un espèce de sac plastique/poncho pour protéger un peu sa permanente mais pas plus, parce qu’il continue évidemment à faire chaud). Devant les centres commerciaux, ça grouille de panneaux « attention, sol glissant » et des tas de types s’activent pour racler la pluie (alors qu’elle continue parfois à tomber, hello Sisyphe). Pour les passages à découvert entre le métro et le centre commercial ou entre les différentes ailes qui sont reliées par des passerelles, ils installent des petits tunnels portatifs en mentionnant « nettoyage en cours » (Sisyphe et ses potes ont la pression). Et pour nos boys, le fait de pouvoir sauter dans les flaques en gardant les pieds chauds contribue amplement à l’indice bonheur du jour.

après une petite séance piscine sous une pluie fine et avec vue sur un orage au loin, on était prêts pour partir à l’attaque du Soi 11 (la rue pleine de bars et de restos) afin de nous y sustenter. Les garçons avaient faim, ce qui ne les a pas empêchés d’encore vite mettre sur pied une séance de saut en hauteur sur leur lit, avec acclamations du public forcé de simuler l’ambiance du Van Damme, on était morts de rire grâce à chaque athlète. Loïc était concentré à fond et cherche à s’améliorer comme si c’était vrai de vrai. Arthur a un talent pour l’interprétation optimiste de ses performances et est très à cheval sur le respect des ordres de passage, le sérieux est aussi au rendez-vous et on voit qu’il adore ça. Noam a aussi voulu participer, a alors commenté tout le processus en disant bien à chaque fois « à toi » et « à moi » avant de s’élancer et de finir le nez dans le matelas, sans comprendre en quoi sa performance aurait pu être moindre que celle de ses frères. C’est trop chouette de voir la confiance en soi se construire comme ça, je pense que je vais appeler ça l’effet Bangkok!

pour le repas, on est allés faire les blasés du pad thaï dans un pub australien avec diffusion de 5 types de sports sur des écrans partout, une bouffe cosmopolite copieuse et goûteuse, et une happy hour sexiste au profit des femmes uniquement – j’ai pas fait un scandale comme je suis en congé et que les cocktails offerts étaient vraiment pas mal mais je n’en pense pas moins hein! On a papoté, joué avec les enfants, sauvé Noam de plusieurs tentatives de plongeons sous la table (l’écart entre la banquette et la table était impressionnant, moi j’ai mangé avec mon menton dans l’assiette et pourtant je me tenais droite), récupéré Arthur pendant ses nombreuses tentatives d’escalader la banquette pour aller poser un pied de l’autre côté (où se trouvait un couple, euh, intéressant) et essayé de comprendre avec Loïc le championnat de foot chinois.

vraiment, on est capables de perdre totalement l’heure de vue, de profiter de nos enfants en mode presque zen, on arrive à donner à chacun une place et des responsabilités dans l’équipe, on a oublié ce que stress veut dire, on rigole, on invente, on se chamaille parfois un peu (surtout les enfants, bouh!), on a lâché prise sur presque tout, on idéalise tout ce qu’on fait, on fait un déni total sur le retour en Belgique et on est décidés à continuer sur cette lancée pour demain, ce n’est pas un dernier jour, c’est juste un jour comme les autres et on a le choix parmi une tonne d’activités dans cette ville au charme indéfinissable.

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on n’a pas fait long feu dans ce centre commercial un peu trop haut de gamme, mais on a quand même voulu tester le tunnel anti-pluie
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il a pas fini de racler, on a un peu pitié
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voilà un exemple de Soi, vu depuis la station de métro aérien
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même dans les quartiers branchés, on reste en Thaïlande (durian, qui veut du durian?)
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et quand on dit « branché », c’est dans tous les sens du terme. C’est dingue qu’il n’y ait pas plus de coupures de courant avec des systèmes de câblage pareils, chapeau.

âge des voyageurs au moment du voyage: Noam, 22 mois – Arthur – 4,5 ans – Loïc, 6 ans, Aart, 32 ans, Charline, 39 ans

* le lien vers l’hôtel est un lien affilié de www.booking.com. Cela veut dire que si vous cliquez sur ce lien et effectuez une réservation, nous recevons une commission. Cela ne coûte pas plus cher pour vous!