gratte-ciels de Kuala Lumpur, nous voilà

Pas de commentaire

à retenir aujourd’hui? Le bus a certains avantages, mais on a quand même du mal à être fans. Et le retour dans les températures et l’humidité normales de la Malaisie n’a pas facilité la journée. On est cuits mais ravis. Et j’ai mis un petit concours en fin d’histoire, question de survie (vous verrez).

trajet (de 7h45 à 13h55, 14h35 pour Aart)

  • Fathers Guesthouse – gare des bus de Tanah Rata (à pied)
  • Tanah Rata – Kuala Sentral (en car)
  • KL Sentral – Seri Bukit Ceylon Residence (en taxi)
  • aller-retour supplémentaire Kuala Sentral – Seri Bukit Ceylon Residence (en taxi pour Aart)

visites (de 15h30 à 21h20)

  • exploration du métro sous-terrain et aérien
  • Masjid Jamek (de l’extérieur, prière en cours)
  • petit tour en bord de rivière Klang (upgrade en cours)
  • Merdeka Square
  • Musée des instruments de musique (n’existe plus)
  • Kuala Lumpur City Gallery (ils voulaient faire payer Arthur qui venait de s’endormir, on était morts de chaud, Noam râlait, on n’a pas insisté)
  • Marché Central
  • China Town
  • Guan Di Temple (de l’extérieur, fermé)
  • Sri Mahamaraimman
  • Parking pour voitures de Pudu Sentral (tout le monde peut se tromper)
  • Shopping Center Pavilion (en vitesse pour accéder au point suivant)
  • looooooooooooooongue marche via la « pedestrian skywalk » vers le KLCC et les Tours Petronas 

bref, quelle journée, les amis. Heureusement qu’on était retapés par notre petit stage d’altitude dans la montagne la plus verte du monde et 3 repas du soir successifs chez nos amis du resto indien Kumar (leur carte était tellement variée et leur nourriture tellement bonne qu’on aurait pu faire 2 semaines en demi-pension).

on avait d’ailleurs l’air tellement en forme que le chauffeur de car s’est dit: je vais m’enfiler les 58 km de tournants (je n’exagère pas d’un poil, c’est officiellement même 58,2 km avant de rejoindre la vallée) vers Tapah, et on verra bien si les 5 marioles du fond ont encore leur bête sourire sur la tronche. Il s’en est fallu de peu mais on a tenu bon, et en fin de descente on a même commencé à se faire des potes dans le car. Une chouette famille d’Indiens, papa, maman et quatre garçons de 3 à 13 ans (non, ça ne nous fait pas envie, on est bien comme ça, merci pour ceux que ça préoccuperait). Nos grands garçons étaient contents d’être coincés sur 2 mètres carrés et d’étaler leur connaissance de 3,5 mots d’anglais. Ils ont de suite commencé à propager le néerlandais dans le monde, de mémoire Loïc a essayé de leur apprendre « kalkoen » et « tandenborstel« , ça peut toujours servir. Tout ça pendant que Noam faisait faire des aller-retour à une petite voiture avec le plus jeune Indien, juste mimi à craquer.

en descendant du bus, le ciel nous est tombé sur la tête, il n’y a pas d’autres mots. Chaleur et humidité, bonjour Kuala Lumpur. On a chipoté un peu pour trouver la gare et un taxi, le car nous ayant sauvagement droppés à un endroit non identifié et non identifiable. Mais rien ne nous résiste, même chargés comme des mulets (ce minimalisme, c’est vraiment surfait!!!) et condamnés à escorter trois enfants affamés avec un dont le pampers était rempli depuis 1h d’un énorme paquet malodorant (mais qui refuse d’être changé autrement que debout, on oublie dans le car) et un autre qui avait un besoin pressant pressant à satisfaire. Avec tout ça, Loïc le dernier enfant en question a oublié son sac à dos avec toutes les petites choses grappillées au cours du voyage, ses livres et ses jeux préféré aux toilettes, et Aart, pris de pitié, acceptant sa co-responsabilité et soucieux de ne pas subir une perte de plus pendant le voyage (rappelez-vous feu mon iPhone), est reparti dare-dare vers la gare pour s’y muer en Hercule Poirot de l’Asie Sud-Est et retracer, au départ des toilettes pour hommes, via un bakchich à la responsable de l’hygiène réquisitionnée par la chauffeuse de taxi, le sac-à-dos parti vivre sa vie via la sécurité, le terminal d’arrivée des trains vers l’aéroport, la sécurité, le guichet des trains vers l’aéroport (toujours avec la brave soudoyée sous le bras), le guichet des transferts (whatever that may be…), et les bureaux d’un responsable (on ne sait pas de quoi, mais il avait le sac et un papier à faire signer, c’était donc un vrai) – tout ça en 30 minutes, c’est des malades. Le sac-à-dos devenu l’objet le plus célèbre du jour de KL Sentral a donc pu retrouver son légitime propriétaire – et le ton de la journée était donné, on n’avait pas fini de suer.

l’idée du jour c’était d’aborder KL par son coeur historique, question d’en finir avec les activités d’extérieur et de pouvoir se réfugier dans des activités climatisées les prochains jours (on assume ce choix honteux pour la planète et pour nos descendants, mais il fait juste trop chaud ici). Le Merdeka Square est tout entier consacré à l’honneur de l’indépendance (à bas l’Union Jack! – 1957), il est long, large et vide malgré le trop plein de touristes venus se selfie-ser avec un drapeau national dans un coin de l’image. C’est tout près de la rivière dont la partie s’appelle Klang, et dont ils se sont mis en tête de faire un endroit de promenade mignon et agréable. On en voit la tentative sur quelques mètres et puis ça s’écroule, mais il y a de l’idée, on reviendra vérifier ça dans quelques années, ok?

le Marché Central (couvert et adorablement bien climatisé, sans excès, merci, merci, ouf, ouf), a été l’occasion de flâner un peu dans une version calme et ordonnée du Worotot Market de Chiang Mai. J’ai trouvé un sac à dos plus confortable que mon sac en bandoulière incompatible avec les demandes exigences de portage de Noam et je me suis fait offrir des « happy pants » (le nom aurait dû me faire renoncer, mais le confort du pantalon portefeuille a fait oublier la référence par le contraire aux hot pants). Ca reste minimaliste quand même puisque je pourrai me défaire du vieux sac usé et que ce brave pantalon, tout pas hot qu’il soit, est en tissu tout fin qui ne prend pas de place, et de toutes façons, je n’avais plus r i e n à me mettre, c’est bien connu.

notre circuit était tellement bien pensé qu’on a ensuite pu continuer à se trainer sur les trottoirs en réfection de la capitale malaisienne pour croiser un temple chinois à la bien jolie façade et ensuite aller enlever nos chaussures (épisode 3.427) pour visiter un très beau et très orné temple Hindou. C’était manifestement jour de fête au Sri Mahamaraimman, puisque les offrandes de nourriture affluaient, apportées à une petite statuette décorée de fleurs par des ministres du culte torse-nus à l’air sérieux. La musique était à donf, on se serait presque mis à danser si Noam n’avait pas cessé de râler  à voix presque plus haute que les festivités parce qu’enlever ses chaussures pour Bouddha, tant que tu veux, mais dès qu’on va chez les copains, pas question.

on n’avait plus de jambes et plus un millilitre d’eau dans le corps mais on a quand même décidé d’embarquer toute la tribu – à grand renfort de « je veux nager, je veux rentrer à l’appartement et quand est-ce qu’on rentre en Belgique » – vers les Tours Petronas question d’évaluer nos chances d’obtenir des tickets demain et, en ce qui me concerne, de mesurer discrètement si je tente l’affaire ou si je passe ma nuit à chercher une excuse plausible pour rester en bas. Ce cher Routard nous a dévoilé un petit truc: au départ du Shopping Pavilion (à deux pas de notre appartement, on connaissait, youhou), il y a une promenade couverte et surélevée permettant de rejoindre les tours de façon plus agréable. Ce qui n’est pas faux, mais comme le Routard renvoie discrètement à son plan « zoom II » à l’échelle douteuse et qu’on n’a pas trop été vérifier, on a quand même été surpris par la longueur du bazar. Tout ça pour arriver à 20h07 aux guichet de vente de tickets qui fermait à 20h, ça c’était vraiment écrit nulle part. Mais c’est pas grave, on a vu les tours de dedans et d’en bas, et c’est vrai qu’elles en jettent. L’objectif est atteint à disons 80%, ça nous fait un bonus de fin d’année presque acquis, on verra pour les 20% restants demain (et tous ceux qui me communiqueront à l’adresse charline.desmecht@gmail.com LA bonne excuse pour ne PAS monter seront récompensés si l’excuse fonctionne).

enfin, tout est bien qui finit bien, on a pu noyer emmener les enfants à la piscine pour se rafraîchir un peu, on a trouvé de quoi manger avec une vue qui tue depuis notre 23e étage et on est prêts à repartir du bon pied demain, sans devoir se farcir une descente de montagne en car avant de commencer à respirer.

on fera aussi un peu plus gaffe aux trajets demain, genre ne pas se tromper entre une station de métro et un parking un peu louche accessible uniquement par un escalier en colimaçon (avec poussette et tout le bazar), ce serait un petit plus quand même. Mais le proverbe ginger dit: « quand tu rames, tu avances, alors souris » (je crée un section « proverbes ginger », ou ça ira?).

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premiers tickets de métro
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la campagne électorale bat on plein, le gouvernement se bat contre les fake news (« celui qui partage un mensonge est lui-même un menteur », dit leur propagande – ils ont vraiment la trouille)
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la jolie mosquée (on entend bien et bien longtemps la prière)
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c’est pas gagné pour la chouette promenade en bord de Klang
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couleurs du temple Hindou (et Aart améliore ses cadrages)
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au pied des tours Petronas (à l’intérieur)
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au pied des tours Petronas (à l’extérieur)

âge des voyageurs au moment du voyage: Noam, 22 mois – Arthur – 4,5 ans – Loïc, 6 ans, Aart, 32 ans, Charline, 39 ans