de Malaka à Tanah Rata

Pas de commentaire

à retenir aujourd’hui? Qu’on manque de vocabulaire pour décrire toutes les nuances de vert qu’on a vues, et qu’on n’a pas fini de dire « oh purée, c’est trop beau ici et qu’est-ce qu’on a bien mangé ».

trajet Malaka – Tanah Rata (Cameron Highlands), de 6h à 14h30

  • taxi de Malaka à la gare de Pulau Sebang/Tampin (au milieu de nulle part)
  • train de Pulau Sebang/Tampin à Kampar (au milieu de nulle part)
  • taxi de Kampar à Tanah Rata (au milieu de nulle part)

le moins qu’on puisse dire, c’est que notre trajet du jour était bricolé. Quand j’ai cherché des renseignements sur la meilleure façon de faire une partie du trajet en train (réserver ou pas, depuis quelle gare, à quel moment de la journée), notre gentille réceptionniste au Jonker’s Boutique Hôtel m’a clairement indiqué qu’elle n’en avait aucune idée, et après réflexion elle a pu ajouter : « mais je crois qu’on peut acheter des tickets à la gare, mes parents l’ont fait une fois il y a plusieurs années ». Le voyage en train a un statut particulier ici, mais nous on le voulait, donc on l’a fait.

pendant mes recherches, je suis tombée sur un site web présentant assez bien mais diffusant des infos un peu louches (rome2rio, si je me souviens bien), et c’est comme ça que j’ai découvert le nom de la gare de Kampar et visualisé le trajet qu’il resterait à parcourir jusqu’à la Fathers’s Guesthouse de Tanah Rata où on avait réservé pour 3 nuits. L’internet était lent à Malaka, le temps pressait un peu et donc j’ai booké les tickets de train – et j’ai bien fait parce qu’il était bondé et qu’on n’a obtenu que 4 places éparpillées dans le wagon, ce qui a donné le tournis à ceux de nos co-voyageurs qui ont décliné notre offre de changer de place pour qu’on puisse se regrouper. Je crois que chacun a occupé au moins 3 fois chacune des 4 places, au moins les va-et-vient nous ont un peu réchauffés parce que glagla l’airco, quelle idée quand même. Mais ne cherchez pas d’infos sur Kampar, c’est l’Houtsiplou local, ni plus, ni moins.

on a par miracle et obstination fini par trouver un adorable chauffeur de taxi – roulant à max 60 à l’heure, on a eu le temps de profiter du paysage – pour venir nous chercher au milieu des champs et nous faire monter la colline. Rien que l’ascension s’étend sur 40 km, c’est vraiment dingue comme endroit ! La route est bien dégagée, et on découvre la jungle qui l’entoure, avec toute une série d’arbres dont on ne sait évidemment rien sauf que leur vert est magnifique. Comme on avait choisi une gare encore un peu plus décentrée que la moyenne, la bonne nouvelle c’est que Noam a eu le temps de vomir avant qu’on ne commence la vraie ascension (après un arrêt au pied d’une cascade, c’est très à la mode dans le coin). Après, il a dormi, ce qui a permis de se concentrer sur les épingles à cheveu et les nausées d’Arthur qui ont monté, monté, monté et puis ouf, on est arrivés à destination.

pas un poil de regret néanmoins, ce train était vraiment très bien et assez ponctuel (10 min de retard à l’arrivée sur un trajet prévu de 3h50), et je garde un petit rhume en souvenir, c’est toujours ça de pris.

le truc, une fois arrivés en haut, c’est qu’on n’arrive pas à se décider à quoi ça ressemble. A rien est une option, si on prend la vue depuis notre fenêtre de Guesthouse au 2e étage. Mais ce n’est qu’un échantillon mal choisi, parce qu’il démontre surtout qu’ils sont en train de construire à fond la caisse dans le coin parce que tout ce qui sort du bled à un potentiel touristique terrible pour cause de très beau. Mais le bled lui-même, c’est un mélange assez hallucinant de Suisse (c’est propre et il y a des conifères gigantesques qui ont autant leur place ici qu’un pin parasol ou un palmier par chez nous), d’Angleterre parce que ça sent encore bon le colon (aka Cameron et sa bande) avec une touche d’Inde (et vive les restos de cette partie du monde, on s’est régalés) mais aussi un poil de Tibet (d’après Aart, qui n’y est jamais allé, ne sait pas pourquoi mais insiste pour que je l’écrive).

demain, on part creuser un peu tout ça, il va y avoir de la plantation de thé au menu – et rassurez-moi, j’espère que je ne suis pas la seule à m’être dit « ah, le thé ça se plante »… Forcément, pour la camomille, je visualise, mais j’avoue que pour le thé thé, je n’avais jamais poussé la réflexion plus loin que le choix entre sachet ou vrac. J’ai appris entre-temps que le thé vert et le thé noir, ça vient des mêmes plantes et je compte bien en apprendre un peu plus demain encore. En plus, on pourra errer sous des températures clémentes, 26 max aujourd’hui et une petite laine en fin de journée pour les plus jeunes, c’était exceptionnel (et c’est comme ça ici toute l’année, avec les minima à 17 de moyenne et les maxima à 23 de moyenne – c’est décidé, on reste ici, en fait).

UPDATE photos!

DSC_0707
ambiance de hall de gare
DSC_0720
la cascade (le petit malade revit)
DSC_0799
jou-w-er!!!!
DSC_0801
et encore jouer, vive l’ambiance d’auberge!

âge des voyageurs au moment du voyage: Noam, 22 mois – Arthur – 4,5 ans – Loïc, 6 ans, Aart, 32 ans, Charline, 39 ans