les couleurs de Malaka

que retenir aujourd’hui? Que le tourisme dans les petites villes au label Unesco, c’est toujours un succès en ce qui nous concerne. Activités au rythme de chacun et une journée qui se finit beaucoup trop tard, on aime.

lieux visités et activités (de 9h à 22h)

  • Temple Cheng Hoon Teng 
  • Masjid Kampung Kling
  • Musée de l’explorateur Cheng Ho 
  • promenade en bateau sur la rivière
  • jeu de la police qui cherche les méchants dans les livres et le chope avec des cartons de bière (mais on n’a pas tout compris)
  • promenade à pied sur les berges de la rivière
  • Stadhuys (de l’extérieur, on repasse demain pour le reste)
  • Eglise Saint-Paul, perchée sur sa colline
  • trishaew Pokemon

en faisant la liste de nos activités, je me dis qu’il est quand même beaucoup question de rivière. Et c’est sans doute ce qui me plaît ici, avec la lumière toute particulière – on est à deux pas de l’équateur – qui fait éclater les couleurs sponsorisées par l’UNESCO.

pour le rythme spirituel de notre voyage, il était important qu’on se refasse quelques lieux de cultes et on a été servis, en n’enlevant qu’une seule fois nos chaussures, il y a progrès. Le très vieux temple chinois à deux pas de notre hôtel nous a surpris à plus d’un titre. Chargé, sombre, bruyant, avec beaucoup de va et vient et un rite clairement différent de ceux de nos amis bouddhistes en Thaïlande. Mais le Routard était chaud patate (trois sac à dos), donc on repassera peut-être demain pour voir ce qu’on a loupé. On a quand même compris que le lieu est exceptionnel vu son âge et vu le fait qu’il n’y en a pas que pour Bouddha mais aussi pour Tao et un troisième dont le nom m’échappe. Noam n’a d’ailleurs pas du tout apprécié et s’est adressé directement à un Chinois en train de vénérer à haute voix pour lui dire: « chut, Bouddha ».

notre petit bouddhiste a poursuivi sur sa lancée quand on a visité la mosquée quasi voisine, en hurlant « où, Bouddha? » dans tout l’édifice. Heureusement, il n’y avait personne, on n’en serait pas là sinon. On n’a donc pas osé entrer dans le temple Hindu juste après, on s’est limités à remarquer sa présence dans cette rue qui est aussi surnommée rue de l’harmonie vu le nombre de divinités se partageant l’air pur.

ça nous a permis de garder des forces pour écumer le musée consacré à l’explorateur chinois Cheng Ho, un type assez impressionnant vu toutes les aventures qu’il a vécues. Au 15e siècle, ce brave eunuque a, aux ordres de la Chine, commandé une flotte de 200 bateaux (à la grosse louche) pour découvrir le monde arabe et toute une série de pays africains, mais aussi l’Amérique si on en croit le livre écrit par Gavin Menzies. Tout ça est mis en scène avec un excès de mise en scène, mais on en ressort quand même avec quelques images fortes. Aart a joué au prof d’histoire-géo, et Loïc et Arthur ont apprécié. Noam a déraillé sur le mot « bateau« , pendant toute la visite et l’heure qui a suivi – jusqu’à ce qu’on monte finalement sur un bateau touristique pour découvrir un peu la ville et qu’il s’endorme après même pas 3 minutes. (Ca doit être une phase des mots en b, je me demande d’ailleurs si Bouddha faisait du bateau, tiens.)

on a ralenti la cadence en après-midi pour ne pas finir le programme des deux jours en un – le drame – et au plus grand plaisir des garçons, on s’est juste posés à l’hôtel quelques temps. Ils sont partis dans un trip avec un jeu impossible à suivre, une histoire de livres, de policiers et de sac, ils étaient dedans à fond la caisse, ça faisait chaud au coeur. Loïc et Arthur avaient fort à faire avec leurs petits sacs à dos et Noam s’est retrouvé tout content de pouvoir vider et remplir un bête sac en plastique comme s’il s’agissait d’un Vuitton dernier cri.

revigorés par cet épisode inventif, on a traîné toute la smala au bord du fleuve. La promenade en bateau nous avait bien plu, les couleurs, les berges, les ponts, les bâtiments, tout ça, tout ça. Du charme, du vieillot, des bizarreries, des fresques et un petit coup de vent de temps en temps et hop, on s’est dit que refaire une partie du trajet à pied serait sympa. Ca nous a permis de rappeler aux enfants qu’on connaît aussi un type qui s’appelle Jésus (qui?), et dont les copains ont construit l’église St François Xavier (qui, à notre avis, a une tour qui penche, mais le Routard n’a rien remarqué) et la célèbre église Saint Paul en haut de la butte qui surplombe le vieux centre. Chez St Paul, il reste juste les murs et une histoire qui rappelle que d’Eglise catholique, le lieu est devenu ensuite église réformée, dépôt d’armes et d’autres choses encore. Ce qui est bien aussi, c’est que de la on voit la mer et qu’on comprend bien la structure de Malacca.

un repas du soir au démarrage difficile plus tard, on a (mal) négocié le retour à l’hôtel en trishaew, lisez: vélo avec side-car décoré dans ce cas-ci à la sauce Pokemon, plein de guirlandes lumineuses et avec la musique à fond pendant le trajet. Ce n’est pas une blague, ça existe vraiment et comme ils ont aimé mais que c’était trop court, on a promis aux enfants de refaire un tour plus long demain mais pas en modèle Hello Kitty parce qu’ils tombent dans les pommes quand ils voient du rose (une de leurs dernières inventions qui nous fait trop rire). Notre cycliste est en tout cas reparti content parce que Noam est resté longuement sur le trottoir pour lui dire « au ‘voir, ‘main » en faisant un geste trop mignon de sa petite main encore pleine de restes de nourriture.

une journée comme on les aime, quoi. Le moins drôle, finalement, c’est qu’on va devoir décider demain si on déclare mon iPhone définitivement perdu. Les mails et coup de fils avec Air Asia n’ont encore rien rapporté de bon, il nous reste un espoir minime aux objets perdus quand on repassera à KLIA2 en remontant vers Bangkok dans une bonne semaine. Reste à savoir si toutes les divinités à qui on rend visite nous ont a la bonne ou pas, peut-être qu’on devrait faire un choix plus ferme? Si ça dépendait de Noam, on sait vers où ça pencherait…

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petit dej extra au Backlane Coffee
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une affiche au passage, des pieds à la paix, il n’y a qu’un pas
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histoire pour les jeunes au musée de Cheng Ho
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les couleurs du vieux centre à la sauce hollandaise (ça s’appelle encore vraiment Stadhuys)

prénoms et âge des voyageurs : Noam, 22 mois – Arthur, 4,5 ans – Loïc, 6 ans – Aart, 32 ans – Charline, 39 ans