passer de Chiang Mai à Phuket

Pas de commentaire

qu’est-ce qu’on retient aujourd’hui? qu’il y a Thaïlande et Thaïlande, ce qui n’est pas vraiment étonnant, et que Phuket, c’est surtout pour la plage et le repos qu’on s’y arrête.

trajet du jour

  • de Chiang Mai à Phuket (d’hôtel à hôtel: 9h – 15h)
  • à l’assaut de la plage et découverte des lieux (de 15h30 à 20h30)

ça n’a pas été facile de dire au revoir à Chiang Mai, pare que déjà rien qu’en chemin vers l’aéroport, on a eu encore au moins 10 idées de visites à faire. Noam était tellement triste qu’il nous a refait le coup du vomito, le chauffeur de taxi n’a pas apprécié, à peine avait-on extrait l’enfant en pleurs du véhicule tout juste un peu sale (Aart améliore sa technique de récupération au vol du fond d’estomac) qu’il était là avec sa loque humide et son Fébrèze. On comprend le principe et l’enjeu, mais quand même, un peu de compassion, non?

tout ça a un peu bousculé l’attente à l’aéroport, ce n’était pas tout à fait tendu pour nous mais c’était limite, et on a eu droit à beaucoup de compassion non sollicitée d’autres voyageurs (ça compensait un peu l’attitude du chauffeur de taxi). On était donc soulagés quand, pile avant que l’avion ne décolle, Noam a piqué du nez ficelé contre le torse de son papa (merci, le porte-bébé physiologique bien nommé « Je Porte Mon Bébé », on ne le répétera jamais assez, vive le portage). Noam n’est revenu parmi nous qu’à l’arrivée, même pas ébranlé par le show de ses frères ayant décidé de déguster le boeuf panang bien épicé pour pouvoir jouer aux pompiers de bouche avec du riz blanc et de l’eau. Noam a bien dormi et nous on a bien ri(z), de la ginger family au sommet de son art tout ça.

arrivés à Phuket, on a eu droit à notre premier chauffeur pas prudent du tout (au regard de nos normes européennes, cela va de soi), avec en prime un minibus dont le dernier passage au contrôle technique devait soit dater, soit avoir impliqué un bakchich pour ignorer l’absence totale d’amortisseurs – aïe mon dos. N’empêche, ça lui a coûté cher de ne pas être prudent, car Noam est subtil: plutôt que de vomir, il a insisté pour que je chante tout le trajet (55 minutes, si si, j’ai tenu bon). Tout mon répertoire de chansons pour enfants y est passé, et comme d’habitude, je n’ai pas dû aligner plus de deux notes correctes d’affilée. Mais Noam en redemandait, ça va loin, l’amour d’un bébé (et la tolérance des autres voyageurs en échange du silence et du calme relatifs du plus jeune de la bande).

en ce qui concerne le nom de notre hôtel, on préfère le garder secret pour ne pas se faire tracer par la horde de vieilles et moins vieilles Chinoises qui ont harcelé nos garçons avec leurs demandes de photographie et leurs photographies sans demande. A noter qu’on a amélioré notre technique, et même si on n’a pas encore pu récolter de petite monnaie, Loïc et Arthur ont quand même reçu chacun un paquet de cacahuètes (vrai de vrai!!!) dans le dernier songthaew pris hier soir pour qu’ils acceptent de se faire prendre en photo par une jeune Chinoise empruntant le même trajet que nous.

blague à part en ce qui concerne l’hôtel, on est quand même tombés dans un truc qui dépasse nos espérances en termes de – euh – découvertes inter-culturelles. J’aurai l’occasion d’y revenir cette semaine, mais y’a quelques classiques du cinéma populaire français qu’on va se revisionner en pensée, et des scènes d’anthologie qu’on risque de vivre en vrai. Vous devinez déjà? Un tuyau: sur un malentendu, tout ça pourrait même nous donner envie de recommencer l’expérience un jour.

et peut-être qu’avant de faire le coming out, je dois juste prendre un peu de temps pour assumer le choix global qu’on a fait pour ces prochains jours. Après Chiang Mai, on savait qu’on voulait foncer vers le Sud, mais dans la préparation, on s’est heurtés à la question des transports dans les airs, sur terre et sur mer avec une délégation composée comme la notre. On a tourné et retourné pas mal d’options, et puis on a opté pour le mode « repos et plage« , sachant que les jeunes Geens Desmecht sont bon public et seraient ravis de pouvoir fabriquer du béton avec du sable et de l’eau, mais cette fois sans se les geler.

sur ce point-là, on n’a pas été déçus: quel plaisir de mettre ses pieds dans une eau de mer vraiment chaude!!! Ben oui, on n’a jamais connu ça et purée, que ça fait du bien. Pas de « brrr » en trempant le premier orteil, pas non plus en avançant vers les vagues qui font splash, pas non plus en y retournant. Une fine brise sur la plage, vraiment peu de monde et une vue pas mal du tout, que demander de plus (on a revu nos exigences à la baisse après tout le mal qu’on a lu sur Phuket, donc finalement, on est contents – c’est magique de diminuer ses attentes, ça marche à tous les coups, c’est sans doute aussi un truc bouddhiste, non?).

après notre premier repérage, on peut vraiment comprendre ce qu’on a lu sur Phuket. On est bien loin du charme discret mais tenace de Chiang Mai, et très proche d’un kitsch version russe, au milieu d’un excès de commerces en tous genres et de toutes tailles. Au bord de la grande route que nous avons empruntée depuis l’aéroport, c’était une succession de grands magasins semblant attendre que des étrangers viennent y choisir de quoi aménager une résidence secondaire. Cela dit, on n’est pas venus pour critiquer mais pour profiter, et ça, on va le faire à fond. Ce serait vraiment snob de chouiner sur ce qui entoure une route nationale, alors que pendant une semaine, notre nez sera tourné en direction de l’Océan indien et qu’à notre façon, on réussira à se faire surprendre, à découvrir et à s’émerveiller. C’est ça aussi, la ginger attitude.

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les chemises à fleurs contre-attaquent
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on a trop manqué de soleil cet hiver!
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le trio à l’oeuvre, chantier en cours

micro-bonus (teaser pour le futur James Bond, je ne sais juste pas si ce sera Aart ou Noam qui aura le rôle):


prénoms et âge des voyageurs : Noam, 21 mois – Arthur, 4,5 ans – Loïc, 6 ans – Aart, 32 ans – Charline, 39 ans