bye bye Chiang Mai

Pas de commentaire

qu’est-ce qu’on retient ce soir? Que c’est vraiment fun et facile de manger en rue, et l’occasion de mettre en pratique le principe de la confiance universelle (AFSCA, si tu nous lis, passe ton chemin). Touchons du bois, ça nous réussit bien pour le moment.

lieux visités (de 18h à 21h)

  • Saturday Night Market Walking Street
  • Temple d’argent 

(les photos sont en bas de l’histoire)

en pile une semaine complète de Thaïlande, on avait réussi à échapper encore à certains clichés. On en a rattrapé trois en un jour cette fois: les éléphants, un marché nocturne et le temple d’argent.

je commence par la fin parce que c’est un truc assez incroyable, ce Wat Sri Suphan. Il est tout récent (2004), il brille et il blinque parce qu’il est vraiment entièrement en argent et on y rencontre plein de choses qu’on n’a pas encore trouvées dans d’autres temples: du bruit, un parcours brouillon, une insistance pour recevoir des « donations », et un des temples interdit aux femmes. On l’a trouvé presqu’à la fin du Saturday Night Market Walking Street sur Wua Lai Road.

on est allés voir ce marché pour humer l’ambiance du samedi soir, et voir si ce que raconte internet est vrai. Et comme on a lu tout et n’importe quoi sur ce marché, on va dire que c’était vrai. Ce qui nous a frappé, c’est l’ordre et la discipline. Que ce soit de la nourriture, des vêtements, des souvenirs ou d’autres choses, chaque stand est bien délimité, bien rangé et même s’il y a plein de monde, on dirait presque qu’on marche en rang par deux et par ordre alphabétique.

la rue principale est donc pour l’occasion interdite aux voitures – c’est tout le concept de la Walking Street, un truc assez exceptionnel ici, ou en tout cas un truc inimaginable à China Town à Bangkok. On peut par endroits s’en échapper vers de petites enclaves qui sont soit des food court à ciel ouvert (il y a des tables et des chaises et à certains stands, on peut passer commande, c’est donc aussi resto à ciel ouvert et pas que streetfood pure et dure), soit des petits marchés de souvenirs. On retrouve les mêmes choses sur la rue principale, à part les tables et les chaises qui sont réservées aux enclaves dédiées. Il y a aussi des musiciens, espacés de pile la même distance et jouant/chantant pile assez fort pour ne pas dépasser vers la zone du collègue (ça fait peur, même à une névrosée du chiffre comme moi).

juste avant d’arriver au Temple d’argent, la dernière artiste en lice était une jeune danseuse qui devait avoir à tout casser 10 ans. Habits de cérémonie parfaits, sourire forcé, maquillage exagéré, on a eu mal au coeur pour elle (encore plus que pour les aveugles et le jeune homme atteint du syndrome de Down croisés plus tôt). On a vu le regard sans compassion de la personne qui l’accompagnait (sa mère?) et on s’est permis un jugement affreux, une comparaison atroce avec les éléphants exploités. Mais comme dit Loïc, peut-être qu’elle adore danser?

avant de rentrer à l’hôtel, on a enfin obtenu notre brevet de touriste niveau 2, parce qu’on a sans hésiter remballé deux tuk tuks qui proposaient de nous raccompagner pour 200 bahts, continué à marcher dans une rue inconnue comme si on savait où on allait, hélé un songthaew et obtenu sans négocier la course à 90 baht pour toute la smala. Il est temps qu’on parte vers Phuket acquérir de nouvelles compétences! Mais ça, c’est pour demain.

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le temple d’argent et son bling bling
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l’incitation « discrète » à la donation
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tout le monde a faim!
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ce n’est pas noir de monde partout (mais il est tôt)
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food court à ciel ouvert, on aime aussi

prénoms et âge des voyageurs : Noam, 21 mois – Arthur, 4,5 ans – Loïc, 6 ans – Aart, 32 ans – Charline, 39 ans